L'enfant et l'adolescent

Maladresse

Votre enfant est maladroit ? Il tombe, fait tomber les objets, il renverse son verre à chaque repas, « mange comme un cochon »… Il rencontre sans doute des difficultés en motricité globale et fine. 

Il est parfois nécessaire à certains enfants de bénéficier d’un « coup de pouce » afin d’être plus à l’aise dans leur corps, dans leur motricité. La psychomotricité est alors d’une grande aide pour eux. Par le biais de médiations adaptées, ils s’approprient /se réapproprient les limites de leurs corps, développent leur conscience et leur représentation corporelle. Ils apprennent à mieux le maîtrisé, à s’adapter plus efficacement aux taches demandées, à leur environnement. 

Maladresse ou Dyspraxie ?

La dyspraxie est ce que l’on appelle communément une maladresse pathologique. Sa prévalence est de 5 à 7% des enfants de 5 à 11 ans selon le haut comité de santé publique.

C’est un dysfonctionnement cérébral qui touche la praxie (le geste), un geste intentionnel est fait pour interagir avec notre environnement (Ex prendre quelque chose). Pour le réaliser, on programme ce geste dans notre tête. On programme pour que ce geste soit efficace.

Chez les dyspraxiques, le geste est intentionnel mais ne se réalise pas ou laborieusement, de manière malhabile, fluctuante allant de la réussite exceptionnelle et non reproductible (qui fait parfois dire aux différents intervenants «quand il veut, il peut » !) à toutes sortes d’échecs passant par essais et erreurs.

De façon plus concrète ce sont des enfants qui se cognent, tombent, cassent des objets, ils en mettent partout quand ils mangent, renversent leur verre, ils ont du mal à s’habiller (vêtements à l’envers, lenteur importante, lacet, fermeture éclair, boutons…), se perdent facilement, ils ne parviennent pas à coller une feuille correctement, à décoller une gommette de son support et la coller à l’endroit correcte, ne colorient pas sans dépasser même lorsqu’ils s’appliquent, ne découpent pas sur une ligne. Ils ont du mal à envoyer un ballon dans la bonne direction, ont du mal à apprendre à nager, faire du vélo sans petites roulettes, n’aiment pas les puzzles ou les jeux de constructions…

Ils ne présentent évidemment pas tous ces caractéristiques mais tous sont plus maladroits que les enfants de leur âge. 

L’intérêt de la psychomotricité…

En séance, nous allons multiplier les expériences afin que l’enfant apprenne les bonnes techniques pour réaliser les mouvements des taches de la vie quotidienne ou scolaires. 
Le but étant d’aider l’enfant ou l’adolescent à gagner en autonomie, à se sentir bien dans son corps et de faire de ce dernier un « allier ». 
Les séances sont l’occasion pour le patient de s’approprier son corps et d’apprendre à mieux le maîtriser et ainsi lui permettre de s’adapter plus efficacement aux exigences de l’environnement. 

Trouble de l'attention / Hyperactivité

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est un trouble neurodéveloppemental qui se caractérise par des symptômes d’inattention, d’impulsivité ou encore d’hyperactivité. 

enfant inattention

Du trouble de l’attention à l’hyperactivité…

C’est le déficit attentionnel qui entraîne l’hyperactivité de l’enfant. L’hyperactivité n’est donc que la partie immergée de l’iceberg poussant à nous faire oublier que le véritable trouble est un déficit attentionnel.

Il existe cependant des troubles attentionnels sans hyperactivité (TDA) mais plus difficiles à détecter. Insistons sur l’aspect attentionnel car sans lui, il n’y aurait pas d’hyperactivité. Autrement dit, l’hyperactivité seule n’existe pas. Elle a toujours une cause.

La prévalence de ce trouble est estimé à 3 à 5% des enfants en âge scolaire.

Ce sont des enfants souvent en difficulté scolaire, il est très complexe pour eux de rester centré sur une tache, ils papillonnent, ne sont pas capable d’ignorer les bruits environnants, les sollicitations… A la maison, il faut sans cesse répéter, effectuer plusieurs taches demandées à la suite est complexe voire impossible.
Pour certains, rester assis en classe leur demande beaucoup d’efforts, ils changent sans cesse de positions, se lèvent… Ils ne parviennent pas à se poser, ont sans cesse besoin d’être en mouvement.

L’intérêt de la psychomotricité…

En psychomotricité l’enfant va développer ses capacités attentionnelles par des activités ludiques. L’important est de l’accompagner vers des taches de plus en plus complexes (durée, double tache, consignes multiples…). 
Sky (ma chienne) est d’une grande aide pour ces enfants, créant des distractions (comme à l’école) et complexifiant encore davantage les taches demandées. 
Pour les patients présentant aussi une instabilité psychomotrice ou hyperactivité, l’enjeu va être de développer leurs capacités attentionnelles et leur maîtrise corporelle afin de diminuer l’hyperactivité. En développant leur connaissance corporelle, l’écoute du corps, la prise en compte des sensations… Le patient va apprendre à mieux maîtriser son corps, à se poser et ne plus être dans un besoin constant de mouvement.

Trouble de l'écriture

L’écriture est une activité motrice fine et complexe.

Un rôle essentiel…

L’écriture est avant tout un moyen de communiquer, de structurer sa pensée, sa personnalité. Elle permet également d’apprendre, de mémoriser, de développer ses connaissances. Elle est donc essentielle au bon développement des apprentissages chez l’enfant et l’adolescent.

Une écriture parfois difficile …

Certaines personnes rencontrent des difficultés graphiques, cela se traduit par une écriture lente, de mauvaise qualité, très coûteuse en énergie ou encore des cahiers « mal tenus » (ratures, traits pas droits…).

Si votre enfant rencontre ce type de difficultés, il est important de réaliser un bilan cela permet d’objectiver le trouble et de déterminer ses causes et pouvoir ainsi effectuer un travail rééducatif adapté.

Lorsque le trouble graphique est important, on le nomme dysgraphie.  Dans certains cas, il est nécessaire de mettre en place des adaptations scolaires adaptées afin que les difficultés graphiques ne pénalise pas l’enfant dans sa scolarité.

L’intérêt de la psychomotricité…

Le psychomotricien est le seul professionnel de santé spécialisé dans la rééducation du trouble graphique
L’écriture est souvent la principale demande des parents lors du premier entretien… Il est essentiel de déterminer quel est la cause de ces difficultés et à quel stade de l’apprentissage du graphisme en est le patient. 
A partir de ces éléments nous travaillons en séance sur des exercices ciblés et personnalisés afin de gagner en aisance dans le geste graphique, dans la formation des lettres, dans la vitesse d’écriture… Il s’agit parfois de développer ses capacités en motricité fine et dans le contrôle des gestes fins. 

Trouble du spectre de l'autisme

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est un trouble neurodéveloppemental. Il affecte sa capacité à communiquer et à entrer en relation avec les autres ainsi que des intérêts restreints. 

Les patients ayant un trouble du spectre de l’autisme sont tous uniques mais certains traits sont assez courants : une difficulté à regarder dans les yeux, des rigidités alimentaires, des particularités sensorielles (aversion pour certaines textures, hypersensibilité ou hyposensibilité aux bruits, à la lumière), un intérêt pour les jeux répétitifs (alignements, compter…), une tendance à effectuer des mouvements inhabituels (balancements, battement des mains…), la nouveauté est parfois difficile, des particularités relationnelles (retard de langage, écholalie, incompréhension des communications non verbales…).

Une grande importance de la psychomotricité dans le dépistage et le suivi des patients TSA…

Lors du dernier plan autisme (2018-2022), les psychomotriciens ont été reconnus et mis au centre du dépistage et de la prise en charge précoce de ce trouble

En effet le trouble du spectre de l’autisme est un trouble envahissant du développement, impactant fortement le développement psychomoteur de ces patients. 
Il est essentiel voire indispensable de les accompagner afin de les aider à grandir, à progresser, s’ouvrir au monde et gagner en autonomie.

La psychomotricité est importante, elle permet dans un cadre sécurisant de les accompagner dans leur développement psychomoteur, en respectant leur rythme, leurs spécificités. Je travaille à entrer en relations avec eux, à les ouvrir au monde (souvent décrit comme des enfants « dans leur bulle ») à mieux le comprendre. .

Haut potentiel intellectuel

Aussi connu sous les terme de surdoués, précoces, prodiges… La terminologie de « haut potentiel intellectuel » (HPI) est la plus souvent retenue. 

Un enfant est dit haut potentiel (HP) lorsqu’il a un rythme de développement intellectuel supérieur à celui des enfants de son âge. Il n’existe pas de typologie spécifique d’enfants HPI mais des élèves présentant certains profils. C’est la particularité de son mode de pensée et de son fonctionnement affectif qui caractérise un enfant à haut potentiel.  

La prévalence des enfants HPI est de 3% (on estime que cela représente environ 2 enfants par classe en France). 

Des enfants parfois en difficulté…

Certains enfants HPI rencontrent des problèmes d’apprentissage (ennui, absence de méthode et difficulté face à l’effort, difficultés face aux contraintes, opposition…). 

Ils sont parfois en difficulté à cause de leurs particularités psychologiques et affectives : hypersensibilité émotionnelle, l’empathie, une sensibilité importante à l’injustice. 

Les difficultés peuvent s’aggraver lorsque coexistent une précocité et des troubles spécifiques des apprentissages ou trouble de l’attention. Ces troubles ajoutés peuvent masquer la précocité et inversement mettant à mal l’enfant  et pouvant provoquer des décrochages scolaires ou un grand mal-être de l’enfant.

 

Enfin on observe parfois un décalage entre des aptitudes élevées dans certains domaines intellectuels (lecture, richesse vocabulaire, langage oral, rapidité travail et raisonnement) et des difficultés importantes dans d’autres domaines (écriture, graphisme, savoir-faire pratique, organisation du travail, maîtrise des gestes et des émotions, motricité…)

En psychomotricité…

Les profils des enfants HPI que je reçois en psychomotricité sont très variés. En fonction de la demande et de leurs difficultés nous effectuons un suivi adaptés qui peut-être centré sur la gestion des émotions, la rééducation graphique, l’aisance motrice
Dans tous les cas, le but est de gagner en bien-être et d’accompagner le patient vers une meilleure adaptation à son environnement et au cadre scolaire afin qu’il se sente mieux dans sa vie quotidienne.

Trouble du sommeil, stress, angoisses...

La société, notre rythme de vie nous impose beaucoup de contraintes et en impose également à nos enfants, adolescents. 

Stress, angoisse…

Cela peut engendrer du stress, des angoisses même chez les plus jeunes.
Un travail spécifique en psychomotricité peut aider le patient à mieux gérer ses émotions, son stress qu’il soit ponctuel (évaluations, examens…) ou plus réguliers (personnalité sensible, difficultés scolaires, études supérieures…).

Par des exercices ludiques de relaxation, de respiration, d’écoute corporelle, nous travaillons ensemble à trouver des solutions adaptées à chaque situation, problématique pour l’enfant ou l’adolescent.

Troubles du sommeil…

Les troubles du sommeil sont fréquents chez l’enfant et perturbent la vie quotidienne. Ils peuvent avoir un impact important sur la scolarité (endormissement, difficultés de concentration…).
Ils peuvent correspondre à des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes, de l’hypersomnie…

 

Il est important de prendre rapidement en compte ces difficultés de sommeil afin que l’impact sur la vie quotidienne ne soit pas trop important.
Des investigations peuvent être faites afin de déterminer la cause de ce trouble.

De même que pour le stress et les angoisse, un travail spécifique peut être réalisé avec le patient afin de trouver des techniques adaptées et l’aider à gérer ces difficultés de sommeils. Par des exercices de relaxation, de respirations… Le patient peut se poser, se détendre afin d’avoir un meilleur sommeil.

Retard de développement

Le retard de développement psychomoteur peut prendre de nombreuses formes, du simple retard dans un domaine (moteur ou d’organisation spatiale par exemple) à un retard de développement massif impactant plusieurs items psychomoteurs. 

Le retard de développement s’évalue grâce à un bilan complet basé sur le développement « normal » de l’enfant. En fonction des capacités et des difficultés de l’enfants un « age de développement » est donné qui est à comparé à l’âge réel de l’enfant. 

Les causes d’un retard de développement psychomoteur sont multiples : anomalies génétiques, souffrances périnatales, prématurité, environnementales, etc…

 

En psychomotricité…

Je travaille à partir des acquisitions de l’enfant et l’accompagne dans son développement, en lui proposant des activités adaptées afin de l’aider à progresser et évoluer à son rythme. 
Les stimulations adaptées proposées lors des séances de psychomotricité permettent à l’enfant de progresser, et même parfois de rattraper leur retard.